Lycée Bertrand d'Argentré, 15 rue du collège
15 Rue du Collège, 35500 Vitré
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (enquête thématique régionale Inventaire du patrimoine des lycées de Bretagne).
Le lycée Bertrand d'Argentré de Vitré est l'un des deux lycées bretons installés dans un ancien couvent d'Ursulines, dont les bâtiments existent encore. Le second est le lycée de l'Élorn, à Landerneau. Quant au lycée de Pontivy (actuel lycée Joseph Loth), il a été lui aussi implanté dans un tel couvent, mais il a entièrement été reconstruit au cours des années 1880.Les bâtiments administratifs du lycée Bertrand d'Argentré sont en effet encore hébergés dans les locaux des Ursulines (certes surélevés), organisés autour d'un cloître ouvert, dont les parties les plus anciennes (porte de la chapelle) datent des dernières années du 17e siècle. Ce cadre lui confère un caractère particulier.Les bâtiments d'enseignement, l'internat et le gymnase municipal ont été construits dans les années 1970 et 1980, le CDI en 2006. C'est l'architecte Yves Moignet, qui est intervenu dans huit lycées en Bretagne ! qui est l'auteur des plans des externats et de l'internat.
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA35132692 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives2018
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 2018Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA35132692
Cadre urbain et paysagerLe lycée est implanté en ville, dans un quartier résidentiel séparé du centre ville par la voie ferrée. L'architecture scolaire est l'un des marqueurs de ce quartier : un plateau sportif - comprenant deux gymnases - et le collège Gérard de Nerval jouxtent "Bertrand d'Argentré".Une architecture composite : un manoir, un ancien couvent d'Ursulines, une chapelle et des bâtiments scolaires modernes.Le lycée est composé de bâtiments d'époques très différentes formant visuellement deux ensembles. Le premier, près de l'entrée, est composé de bâtiments aux murs grès et granite, des pierres aujourd'hui apparentes, et aux toitures couvertes d'ardoises, construits du 17e au 19e siècle. Il est complété par le réfectoire (fin 20e siècle), qui s'intègre à l'ensemble par l'usage de l'ardoise en couverture.Le second, de l'autre côté de la cour, près du parc des sports, est composé de bâtiments en béton à toit terrasse, complétés par le nouveau CDI (2006), vitré et couvert de tôle noire.Le manoir BoisjeanIl reste du manoir Boisjean, antérieur au couvent, un corps de bâtiment rectangulaire fortement remanié qui accueille aujourd'hui une salle de réunion. Les bâtières de sa toiture sont couvertes d'ardoise.Le couvent et la chapelle des Ursulines (administration)L'administration (bâtiment A) a pris place dans les bâtiments du couvent des Ursulines, dont les plus anciens datent du 17e siècle. Les trois ailes sont organisées autour d'un cloître ouvert au sud. Les murs de ces bâtiments, remaniés et surélevés, sont en moellons de grès et étaient enduits à l'origine (les enduits sont encore présents sur les cartes postales du début du 20e siècle). L'encadrement des baies et des ouvertures est en pierre de taille. Les toits en pavillon sont couverts d'ardoises.La chapelle de plan rectangulaire n'est pas orientée.Les extensions du 19e siècle : logements de fonction et conciergerieUne aile de logements de fonction, de deux étages sur rez-de-chaussée et caves, a été ajoutée au 19e siècle. Elle est perpendiculaire à l'aile ouest du cloître. Son architecture tend à reprendre le vocabulaire et l’épannelage des bâtiments plus anciens, nonobstant l'ajout de bandeaux d'appui.La conciergerie (19e siècle), de plan rectangulaire, est construite dans les mêmes matériaux, mais ses toitures à la Mansart et son élévation (un étage sur caves plus étage de combles mansardés) la singularisent.Le réfectoire et les cuisines (fin 20e siècle) prennent place dans un bâtiment à simple rez-de-chaussée, mitoyen sur deux côtés d'une maison abritant des logements de fonction. Il est couvert d'ardoises et se distingue par des grandes baies vitrées, sur la façade ouest, ainsi que par ses bardages et pare-soleils en bois.Trois maisons mitoyennes à l'alignement de la rue du collège complètent le bâti de la partie nord du lycée.Un nouvel internat et un nouvel externat ont été construits en 1975, puis agrandis en 1986.Au sud, de l'autre côté d'une cour en partie paysagée (arbres de haute tige, massifs, pelouses...) a été construit en 1975 (bâtiments I, E, B et C) et agrandi en 1986 (bâtiment C), un ensemble de barres organisées en étoile à trois branches, autour d'un patio. Le bâtiment I est celui de l'internat. Les bâtiments B, C et E accueillent les externats (et l'infirmerie dans le E). Les plans ont été donnés par Yves Moignet.L'ensemble est composé de trois ailes de plan rectangulaire qui reproduisent la trame de 1,75 m (1,8m pour l'aile de 1986) chère à l’Éducation nationale au cours des trente glorieuses. Elles sont pour deux d'entre elles, d'élévation R+2 (B, E, I) et R+1 pour la troisième (C). Les façades sont parées de panneaux de béton préfabriqués, recouverts de petits carreaux rectangulaires de grès multicolores où les tons beiges dominent. La façade bâtiment B est animée par les baies vitrées sur toute la hauteur en rez-de-chaussée, qui confèrent aux piliers des airs de pilotis, et par l'usage irrégulier, au premier étage, de bandeaux horizontaux discontinus.La desserte des étages par des couloirs centraux serait des plus classiques si l'architecte n'avait placé un escalier extérieur, accolé au pignon sud-ouest de l'internat, et surtout installé, dans le bâtiment B un astucieux escalier central, composé de deux volées indépendantes et superposées débouchant, à chaque étage, sur un couloir rectangulaire qui dessert les salles de classes et les laboratoires disposés le longs des façades mais aussi des pignons.Le bâtiment C a été surélevé et allongé en 1986. L'architecte, qui utilise un vocabulaire orientalisant et des tons verts pour les décors de la façade sur cour, en rupture avec ses choix précédents, a cependant travaillé l'articulation avec le bâti antérieur en conservant la modénature des façades préexistantes.Le centre de documentation et d'informations, construit en 2006, prolonge le bâtiment C. Les architectes Valérie Tréguer et Gwenaëlle Velly ont également joué sur les ruptures et la continuité : ruptures en termes de
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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