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Lycée Dupuy-de-Lôme, 4 rue Jean Le Coutaller

4 Rue Jean Le Coutaller, 56100 Lorient

Edifice PublicFondation : 3e quart 20e siècle

Créée par Homemories le 4 octobre 2026

Historique

Bretagne

Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (enquête thématique régionale Inventaire du patrimoine des lycées de Bretagne).

Le lycée Dupuy-de-Lôme de Lorient est un campus composé d'un vingtaine de bâtiments implantés dans un parc de 9ha. Il présente de nombreuses sources d'intérêt. C'est en effet l'héritier du lycée de Lorient bombardé en 1943 et l'un des tout premiers construits en France selon les normes édictées par le ministère de l'éducation. Il a par ailleurs été conçu par des architectes qui ont marqué la reconstruction de Lorient et sont les représentants de courants architecturaux différents. Enfin, détail remarquable, ce nouveau lycée, comme l'ancien, comporte une chapelle, 61 ans après la loi de séparation des Églises et de l’État !Il propose des formations aux filières générales, à certaines filières technologiques, ainsi que des formations post-bac (notamment classes de préparation aux concours des grandes écoles). En 2017-2018, ses effectifs sont composés de 1881 élèves, dont 257 internes et 257 étudiants.

Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA56132023 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.

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  • Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne

    Archives · 2018

    Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA56132023

Lycée de type "campus" construit entre 1954 et 1967, puis restructuré entre 2005 et 2009.Le lycée Dupuy-de-Lôme est constitué d'une vingtaine de bâtiments qui abritent les différentes fonctions : externats ; internats ; bâtiment scientifique ; logements de fonction ; conciergerie, administration ; réfectoire, cuisine ; infirmerie ; foyer ; chaufferie ; gymnases ; chapelle ; salle polyvalente (amphithéâtre) ; CDI.Les bâtiments sont implantés dans un vaste parc ouvert, de 9ha, à l'origine, avec des arbres remarquables. Les allées de circulation entre les bâtiments sont bitumées.Les premières tranches de construction de ce vaste ensemble s'étalent de 1953 à 1967. Une restructuration profonde, débutée en 2005, se traduit par la démolition de plusieurs externats et du bâtiment administratif d'origine, ainsi que par la construction de nouveaux bâtiments.Les bâtiments des premières tranches de travaux (1953-1959) : modernisme constructif et classicisme formelLes 6 premiers externats, le bâtiment de l'administration et 3 premiers internats sont l’œuvre de Georges Tourry (avec trois architectes d'exécution : MM. Conan, Grihangne et Baudeau). Ils se caractérisent par leur modernisme constructif et comptent parmi les premiers, à l'échelle nationale, à avoir été construits selon les normes édictées par le ministère (trame de 1,75m, etc.) après guerre.L'administration et les externats ont pour partie été démolis ou devraient l'être dans les prochaines années. Les internats, fortement restructurés voire dénaturés, sont menacés dans leurs formes d'origine. Un dossier et une iconographie spécifiques leur sont consacrés (IA56132176) dans ce même site (voir liens inter-dossiers).Les bâtiments construits pour terminer le lycée (1963-1966) : modernité et diversitéLe bâtiment scientifique (BS) (2e tranche), le service de restauration, le premier bâtiment de l'administration, l'internat des filles et la chapelle (ainsi que les gymnases étudiés dans l'opération "patrimoine des sports") portent l'empreinte de René Ouvré, adjoint à Georges Tourry. Il a remplacé, à compter du 15 octobre 1959, M. Conan (AD 35,1343 W 60 : "7 février 1961 : arrêté ministériel).Il a construit des toits-terrasses et implante des logements de fonctions, en attique du BS et de l'internat des filles, introduisant ainsi de nettes ruptures avec le parti-pris antérieur, bien moins conforme aux principes de l'architecture moderne.Les bâtiments dessinés par René Ouvré ont des volumes singuliers dans le paysage du lycée, là où Georges Tourry et ses premiers collaborateurs reproduisaient les volumes. Le bâtiment scientifique est à l'inverse tout en longueur, le bâtiment qui accueille la totalité des services de restauration (réfectoire et cuisines) ne possède qu'un étage sur rez-de-chaussée...L’architecture de ce dernier adopte en effet un parti plus original. Comme souvent dans les lycées de cette génération, le bâtiment de la restauration permet aux architectes de se libérer un peu des contraintes ministérielles. Le réfectoire des élèves est aujourd'hui encore une vaste pièce rectangulaire occupant l'espace d'une façade à l'autre. Il bénéficie de la lumière des grandes baies de chacune d'elles.René Ouvré, qui ne cachait pas son admiration pour Le Corbusier, voulait lui rendre hommage à travers le plan et les élévations de la chapelle. Mais la réalisation finale ne correspond pas à la miniature de Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp qu'avait imaginé l'architecte. Il était en effet impératif de pas dépenser un centime de plus que l'estimation des dommages de guerre. Cette chapelle témoigne cependant de la rupture introduite par les architectes du mouvement moderne avec les plans types, multiséculaires, des édifices religieux.Cette diversité du bâti, évidente à l'étude, ne semble pas, de prime abord, la caractéristique première du lycée. L'ensemble paraît bien uniforme compte-tenu de l'homogénéité des matériaux des façades (panneaux préfabriqués de béton et gravier lavé), de la géométrie orthogonale des édifices, du respect des normes de construction des bâtiments scolaires... Cette impression est demeurée prégnante jusqu'aux restructurations récentes.La restructuration commencée en 2005 modifie la perception d'ensemble et rompt avec l'esprit premier du plan d'ensemble.Par-delà certaines adaptations au fil de l'eau (création d'un espace culturel par les architectes Davoust et Le Dylio en 2001-2002...), la Région lance, à partir de 2005, une importante restructuration.Deux grandes idées directrices ont orienté les travaux menés par les architectes Pascal Debard et Serge Bertic, à la demande du maître d'ouvrage : créer une entrée fonctionnelle mieux reliée aux transports collectifs et créer des espaces où l'ensemble de la communauté scolaire puisse se rencontrer.L'entrée ainsi construite est encadrée de nouveaux bâtiments : l'administration et la salle polyvalente. Elle débouche sur un espace demi-clos bordé du CDI, de la galerie de circulation couverte, du nouvel exter

Caractéristiques du bâtiPassionné

Plan : IGN · cartes.gouv.fr

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