Maison, 21 rue du Docteur Alexandre Jardin
21 Rue Alexandre Jardin, 56400 Auray
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (inventaire topographique ; enquête thématique régionale Inventaire de l'architecture urbaine en pan de bois d'Auray).
Cet édifice a fait l’objet d’une première analyse en 1978 dans le cadre d’un Inventaire topographique, complétée en 2024 au cours d’un Inventaire participatif de l’architecture urbaine en pan de bois d’Auray.
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA56132412 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives1978
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 1978Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA56132412
Maison d'angle mitoyenne d'un autre édifice en pan de bois situé au 3 rue des Fèves, à proximité de l'ancienne commanderie du Saint-Esprit. La façade principale donne sur la rue du Docteur Alexandre Jardin, avec un rez-de-chaussée plusieurs fois remanié. La division en deux espaces, chacun disposant d'une porte et d'une fenêtre, remonte au début du 20e siècle ou à la fin du 19e, comme en témoigne une carte postale. L'hypothèse d'un rez-de-chaussée initialement sur poteaux de bois et mur bahut est plausible. L'étage et le surcroît sont construits avec la technique du pan de bois en encorbellement sur solives, avec entretoises. Celles-ci sont chanfreinées avec congés et moulurées, selon des motifs différents entre les deux encorbellements. Les sablières de chambrée sont quant à elles finement chanfreinées entre chaque solive. La sablière de plancher conservée entre l'étage et le surcroît est elle aussi légèrement chanfreinée entre chaque poteau d'huisserie. Ceux-ci, au nombre de dix, divisent la façade en neuf travées égales dans lesquelles s'ouvraient de petites fenêtres. Les croix de Saint-André servent d'allège et un linteau filant délimite leur hauteur. Au-dessus, les impostes ont pu être ouvertes ou comblées. La restauration de 1997 ne restitue que quatre fenêtres sur les sept à neuf qui ont pu exister. Sur l'une des images de ce chantier, on distingue des rainures sur les poteaux d'huisserie, du côté intérieur, qui peuvent correspondre à d'ancien volets coulissants. Des bois de remplois s'observent dans le surcroît actuel ; quant au pignon, la forme de sa charpente en a été modifiée et une lucarne ajoutée.Ce pan de bois s'ancre dans une maçonnerie dont les ressauts moulurés accompagnent les encorbellement. Rue des Fèves, le gouttereau est particulièrement remarquable par son décor : figures humaines et animaux sont en effet sculptés sur la corniche sous la toiture ainsi que sur la lucarne. Construit en pierres de taille soigneusement assisées, il comporte plusieurs ouvertures : une porte d'entrée au linteau surbaissé et mouluré, deux fenêtres à meneau et traverse à l'étage dont les appuis sont ornés, ainsi que plusieurs jours à accolades qui témoignent de l'emplacement de l'escalier en vis, au milieu du mur. La lucarne, richement sculptée d'acrotères en forme de feuilles et d'animaux, couronne le tout. La fenêtre qui jouxte la porte semble quant à elle plus récente.Le pignon arrière, mitoyen du 3 rue des Fèves, intègre un conduit de cheminée.
Datation : 16e siècle
Typologie : surcroît
Matériaux du gros œuvre : granite, pierre de taille, bois, pan de bois
Couverture : ardoise
Statut juridique : propriété privée
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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