Remparts, tours et portes de la ville
1 Place Saint-louis, 22100 Dinan
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (étude d'inventaire ).
S’il est représenté au 11e siècle sur la tapisserie de Bayeux, le castrum primitif de Dinan n’a laissé aucun vestige. Bien qu'une "clôture de pierre" défendant la ville soit mentionnée en 1154, ce n’est qu’avec l’installation sur le trône ducal de la maison de Dreux, en 1213, que l’emplacement stratégique de la ville a été fortifié sur une emprise de près de 30 hectares, peu modifiée par la suite. Inspirée des innovations des architectures développées par Philippe-Auguste au Louvre à Paris, l’enceinte alterne courtines et tours massives, et ménage plusieurs portes vers les routes qui convergent à ce carrefour commercial déjà bien identifié. En 1380, l’enceinte est complétée par les Montfort d’un donjon à la pointe du confort. Dans le climat qui précède le conflit franco-breton, plusieurs mandements attestent de mesures fiscales destinées à moderniser le programme défensif en l’adaptant à l’usage de l’artillerie : sept puissantes plateformes sont alors érigées sous le commandement de Jean de Coëtquen avant 1488. Tout en étant particulièrement bien conservée, la muraille fait l’objet de constantes restaurations. Elle fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques sur l'ensemble de ses 2650m dès juillet 1886.[Lionel Besnard, 2023]
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22132626 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives2022
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 2022Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22132626
Les vestiges les plus anciens de la fin du 13e siècle et du 14e siècle comprennent un important ensemble de courtines (qui court sur l'ensemble du parcours ouest, nord et est de l'enceinte), trois portes (Saint-Malo, du Guichet et du Jerzual), une tour de flanquement (Beaufort) et une poterne (Cardinale). Les importants travaux de reprise du 15e siècle concernent l'ensemble de la courtine sud-est entre la poterne Cardinale et la porte du Guichet. On décèle deux groupes de tours entreprises pendant ce siècle: avant 1476, les canonnières sont peu affirmées, les volumes assez modestes (tour Saint-Julien, de Lesquen et de Sainte-Catherine). Après 1476, les cinq tours réalisées prennent l'aspect de véritables plateformes d'artilleries étirées en longueur sur un plan en fer-à-cheval et intègrent des casemates à canonnières aménagées dans l'épaisseur des murs de flanc (tours de Coëtquen, de Penthièvre, du Bignon, du Connétable et de l'Alloué). [Lionel Besnard, 2023]
Datation : 4e quart 13e siècle, 1ère moitié 14e siècle, 3e quart 15e siècle, 4e quart 16e siècle
Matériaux du gros œuvre : granite, pierre de taille, granite, moellon, schiste, moellon, grès, moellon
Statut juridique : propriété de la commune
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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