Maison, 15 place Saint Michel
15 Place Saint Michel, 29300 Quimperlé
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (inventaire topographique ; enquête thématique régionale Quimperlé ; Inventaire de l'architecture urbaine en pan de bois en Bretagne).
L'étude des bois de cette maison ont révélé une première phase de construction entre 1394 et 1409, ce qui en fait la plus ancienne maison en pan de bois datée par dendrochronologie à ce jour en Bretagne (en 2023). Sa disposition intérieure est singulière puisqu'elle associe au premier étage une salle sous charpente avec une chambre suspendue dans les combles. Cet aménagement, repéré dans une maison aux dates similaires à Angers (44), reste pour l'heure une exception régionale. L'état actuel occultant en grande partie sa structure, gageons que sa restauration apportera de nouvelles informations inédites.
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29000534 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives2001
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 2001Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29000534
Maison mixte en maçonnerie de schiste et granite et pan de bois dont le pignon principal ouvre sur la place. D'environ 5,80 m de large pour 10,80 m de long, elle comporte deux niveaux et un comble (pas de cave). Une moulure orne la partie haute de la sablière du rez-de-chaussée ; soutenue par des poteaux, celle-ci reçoit les solives qui forment un encorbellement profond d'environ 1 m. A l'est, un aisselier renforce la liaison poteau-solive. Un second aisselier relie le poteau central à une sablière déportée et moulurée. A l'ouest, le dévers de l'encorbellement est compensé a posteriori par un massif de moellons qui englobe un troisième aisselier. Les étals, remaçonnés, incorporent les poteaux du rez-de-chaussée, ce qui ne correspond pas aux dispositions d'origine.Le pan de bois de la façade principale, occulté par un essentage d'ardoises, révèle de l'intérieur un plan en grille recoupé par une pièce horizontale filante qui sert d'appui pour les deux petites baies du premier niveau. Des mortaises veuves dans la sablière de chambrée indiquent la disparition de poteaux. Sur ceux d'origine encore en place, on observe des rainures de chaque côté et sur toute la hauteur (vestiges de volets coulissants ?), des arêtes chanfreinées ainsi que des fragments de torchis. A l'intérieur, le rez-de-chaussée comporte un vaisselier et deux niches dans le gouttereau est ainsi qu'un placard, une petite baie et une cheminée du 16e-17e siècle dans le mur ouest, dont le conduit maçonné forme une très haute souche en extérieur afin de dépasser le faîtage. L'accès à l'étage se trouvait initialement dans le coin sud-est ; le noyau en chêne d'une section de 14 cm de l'ancien escalier ainsi qu'une marche sont encore identifiables. Cette maison présente une disposition originale : en effet, le premier étage est une pièce non plafonnée dans sa partie arrière et chauffée par une cheminée incorporée au gouttereau est. Les trois fermes qui composent la charpente sont de type "armoricaines", caractérisées par des liens courbes reliant entraits, arbalétriers et poinçons. Le décor de chanfreins et moulures sur les poinçons ajoute à l'esthétique de cette partie architecturale rendue visible. Côté place, l'espace compris entre les deux fermes est pourvu d'un plancher, formant ainsi une "chambre suspendue" qui était probablement accessible via une échelle de type meunier. Une organisation interne comparable est identifiée au 17 rue Saint-Aignan à Angers (Biguet O., Letellier-D'Espinonse D., 2013). Contemporaine du 15 place Saint-Michel, cette maison du quartier ecclésiastique, datée par dendrochronologie de l'automne-hiver 1399-1400, présente un rez-de-chaussée non chauffé et largement ouvert sur la rue, un étage soigné avec cheminée et un comble lui aussi chauffé dont la partie postérieure est planchéiée entre deux entraits et pourvue d'une cloison en pan de bois d'origine. S'ils ne semblent pas avoir remis en cause le système de salle sous charpente et pièce suspendue, des remaniements d'importance ont été opérés au 16e siècle au rez-de-chaussée afin de le chauffer, et en façade arrière dotée d'un pan de bois daté par dendrochronologie de 1579. Mitoyenne, cette façade se compose dans sa partie visible de poteaux verticaux recouverts par l'extérieur d'un voligeage. La réalisation d'un diagnostic sanitaire en 2022 dans le cadre d'un appel à projet de la Région Bretagne permet d'identifier les désordres en cours et propose une lecture architecturale illustrée par différents plans et coupes du bâtiment. Il est consultable en annexes.
Datation : 4e quart 14e siècle, 1er quart 15e siècle
Datation secondaire : 4e quart 16e siècle, 2e moitié 17e siècle
Matériaux du gros œuvre : granite, moellon, schiste, moellon, bois, pan de bois
Couverture : ardoise
Statut juridique : propriété privée
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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