Hôtel dit hôtel de Jérusalem, 12 rue des Vierges
12 Rue des Vierges, 56000 Vannes
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (inventaire topographique ville de Vannes (secteur sauvegardé)).
La maison connue sous le nom d'hôtellerie de Jérusalem, est la plus ancienne édifiée sur la rive sud-est de la rue des Vierges, dans l'espace afféagé longeant les remparts. Elle se compose d'abord d'un logis simple en profondeur construit en alignement partiel sur la rue des Vierges. Le type de sa façade dit à menues croisées, mais aussi la monumentale cheminée adossée au mur gouttereau révèlent une construction des années 1400. Les fenêtres carrées en continu dont les traces sont visibles au premier étage éclairaient au-dessus des allèges en croix de Saint-André, sans doute deux pièces. Au second étage, le pan de bois et la sablière de chambrée, de même que les solives formant encorbellement semblent avoir été refaites : en effet, l'encorbellement du mur latéral pignon en pierre de taille est en partie brisé à l'endroit où devait s'encastrer la sablière de chambrée d'origine. Si les allèges en croix de Saint-André ont été restituées, ce n'est pas le cas des menues croisées qui devaient les surmonter.A l'intérieur, le rez-de-chaussée consiste en une seule grande pièce chauffée par la cheminée sur gouttereau encadrée à gauche (Est) d'une fenêtre, et peut-être d'une seconde fenêtre en symétrie à droite, disparue lors du percement du mur postérieur pour l'aménagement de la boutique au 20e siècle. L'escalier en vis ménagé dans le mur pignon est, dont la forme arrondie est encore visible, était peut-être dès l'origine logé dans un couloir et donc isolé de la salle, ce qui n'est pas certain.On connaît le propriétaire de cette maison de grande qualité au milieu du 15e siècle, grâce au rentier ducal de 1455-1458 qui mentionne Guillaume Le Roux, officier ducal et trésorier général de Bretagne, déjà propriétaire d'une autre maison place Henri IV.Dans la réformation de 1677, la déclaration de propriété est faite par Jean Bunetier, notaire et procureur royal. C'est probablement lui qui est à l'origine de l'importante campagne de travaux qui aboutit au doublement du corps principal et à la surélévation du comble en étage habitable du corps sur rue. Ce corps postérieur est essentiellement créé pour le prestige de la maison, avec son ostentatoire toit à l'impériale bien visible au-dessus des remparts : en effet, ce corps ne double pas la surface habitable, mais abrite un énorme escalier à jour central qui en occupe les deux tiers, le tiers restant étant dévolu à une seule pièce communiquant avec le corps principal sur rue. Les balustres en bois de l'escalier ne sont pas sans évoquer la forme de ceux de l'hôtel de Limur, de ceux de la Retraite du Mené, en calcaire, ou encore ceux disparus de l'escalier du palais épiscopal de la Motte. On accède à cet escalier par une porte latérale percée dans le corps sur rue, porte en saillie sur le mur dont la modénature se rattache au 17e siècle. Elle est surmontée d'une niche en calcaire.La déclaration de 1677 décrit que la maison donnait à l'ouest en 1677 sur un petit jardin avec écurie ou appentis. Elle ne décrit pas la tour Poudrière, qui en 1844 fait partie de la même parcelle. L'hôtellerie acquise lors des ventes révolutionnaires par un négociant, Julien Aupied, faisait partie des biens de la famille de Lantivy, émigrée.
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA56007921 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives2012
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 2012Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA56007921
Maison construite en alignement de rue. Elle se compose de deux corps successifs associés, le second contenant essentiellement l'escalier. Le premier corps sur rue est en pan de bois, le corps donnant sur la courtine des remparts étant en moellon, avec un petit corps de latrines en hors-oeuvre en surplomb. Dans le corps sur rue a été conservée la grande cheminée sur mur gouttereau ouest à hotte oblique, piédroits en pilastres, avec bases et consoles moulurées, moulure reprise à la base du linteau. Une fenêtre en partie bouchée (donnant aujourd'hui dans la cage d'escalier) éclairait l'espace près de la cheminée. De cette partie subsiste encore l'emplacement de l'escalier en vis dans le couloir latéral d'accès au corps postérieur. Les deux tiers de ce corps est occupé par l'escalier. Il se développe au tour d'un vaste jour central, et comporte trois volées en bois, une rampe à balustres. Le large palier dessert par une porte le corps sur rue, et par une autre porte la pièce latérale du corps postérieur. Celle du 1er étage qui a conservé sa cheminée du 17e siècle, dessert le corps en appentis servant sans doute de garde-robe. En demi-étage, l'escalier donne accès au jardin sur la courtine. Le corps sur rue est couvert d'un toit brisé tandis que le corps postérieur, très visible par-dessus le rempart est coiffé d'un toit à l'impériale.
Intervenants : Bunetier Jean (propriétaire), Le Roux Guillaume (propriétaire), Galland Jacques (propriétaire)
Datation : 1ère moitié 15e siècle, milieu 17e siècle
Datation secondaire : milieu 20e siècle
Typologie : en alignement sur rue, plan double en profondeur
Matériaux du gros œuvre : granite, moellon, pan de bois, granite, pierre de taille
Couverture : ardoise
Statut juridique : propriété privée
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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