Hôtel dit « prébende Laënnec », 20 rue des Perderies
20 Rue des Perderies, 22220 Tréguier
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (inventaire topographique Inventaire du patrimoine de Lannion-Trégor Communauté).
Surnommé à tort le "Vieil évêché", cet hôtel particulier a été identifié comme maison prébendale (maison de chanoine) grâce au plan de la pompe de Tréguier daté 1605 et au procès-verbal de 1791. L'analyse architecturale croisée avec la lecture des archives permet de comprendre la distribution de cet édifice complexe des 16e et 17e siècles, privé de sa moitié est au 19e siècle. Outre son portail gothique, l'originalité de son organisation intérieure et ses nombreux éléments de confort témoignent du statut élevé de ses commanditaires : vaste vestibule traversant, passe-plats, fenêtre d'angle, coussièges dans l'escalier nord pour jouir d'une vue imprenable sur le Gunidy... C'est sans doute son dernier détenteur, Michel Laënnec de Penticou, chanoine théologal de 1788 à la Révolution, qui lui vaut d'être également appelé "La Théologale". En réalité, l'ancienne théologale se trouvait sur la parcelle voisine, détruite dans la seconde moitié du 19e siècle pour construire l'hôtel actuel de la Tour (n°18 rue des Perderies).En 1924, c'est uniquement le portail gothique du "Vieil évêché" qui est classé au titre des Monuments historiques.Façades et toitures sont inscrites au titre des Monuments historiques en 1973.
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22132855 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives2017
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 2017Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22132855
Hôtel à façade principale sur rue, construit en moellon de granite, de schiste et de grès. L'édifice est composé d'un grand corps de logis à deux étages, et d'une aile arrière en retour sur la cour. La surface habitable de la demeure est estimée à 580 m2. La façade sud du grand corps de logis possède un remarquable portail gothique encadré de pinacles, surmonté d'une archivolte et d'armoiries bûchées, peut-être celles de chanoines qui ont vécu dans cette vaste demeure. Le jour situé à gauche du portail éclaire le vestibule d'entrée. Si la volumétrie des fenêtres de la façade a été modifiée, des baies conservent des traces de meneaux et traverses ainsi que des fixations de grilles au premier étage. La porte secondaire est une création tardive. Sur la façade nord donnant sur la cour arrière, les baies éclairent l'escalier et les pièces annexes.Le plan présente un vaste vestibule traversant qui dessert la cuisine, puis la porte limitant l'accès à l'escalier et à la cour arrière. Derrière la cuisine vient se greffer une pièce annexe, sorte d'arrière-cuisine aussi profonde que la cage d'escalier. L'escalier en vis dans-oeuvre, en granit, dessert les pièces des deux étages et le grenier du comble. Un premier passe-plat ménagé dans l'angle de la cuisine vers l'escalier permet de monter les repas dans la salle haute, via un second passe-plat percé dans le mur qui la sépare d'une pièce de service au nord. Autres éléments de confort, les coussièges aménagés dans l'embrasure des fenêtres : celles de la salle haute et de la chambre du second étage, et celles des trois grandes fenêtres de l'escalier qui permettaient de s'assoir pour jouir d'une vue imprenable sur le Guindy, avant que des constructions et des arbres ne viennent boucher l'horizon.L'aile nord sur cave est construite en retour contre le grand corps de logis avec lequel elle communique. Elle abrite trois grandes pièces superposées, desservies par une tour d'escalier quadrangulaire en hors-oeuvre. Sur l'élévation ouest, la porte d'entrée est flanquée par une petite ouverture de tir aménagée dans le mur nord de la tour d'escalier. Dans l'angle nord-est, une fenêtre ouverte dans le pan coupé, offre un point de vue latéral sur le Guindy. Elle était autrefois surmontée d'une lucarne d'angle dont on trouve la trace dans l'étage en surcroît. La grande salle du rez-de-chaussée dispose de nombreux aménagements de confort : cheminée monumentale ornée d'un blason muet, placards muraux, crédence-lavabo accostée de cavités profondes. Au premier étage, la cheminée présente des piédroits galbés, à cannelures et motifs floraux.
Datation : 1er quart 16e siècle
Datation secondaire : 1ère moitié 17e siècle, 19e siècle
Matériaux du gros œuvre : granite, moellon, schiste, moellon, grès, moellon
Couverture : ardoise
Statut juridique : propriété de la commune
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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