Séminaire puis petit séminaire puis collège et lycée actuellement Lycée Joseph Savina, 5 rue de la République
5 Rue de la République, 22220 Tréguier
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (inventaire topographique ; enquête thématique régionale Inventaire du patrimoine de Lannion-Trégor Communauté ; Inventaire du patrimoine des lycées de Bretagne).
Le lycée Joseph Savina a fêté ses 20 ans en 2017. Son nom vient de Joseph Savina, menuisier et sculpteur de talent installé à Tréguier. C’est un lycée mixte, à la fois lycée général (séries scientifique et littéraire), lycée professionnel (3ème Préparatoire à l’Enseignement Professionnel, staffeur ornemaniste, tapisserie de l’ameublement, menuiserie) et lycée technologique avec des options comme "Cinéma audiovisuel", "Histoire des Arts", "Théâtre", "Arts du cirque", "Arts appliqués". Ce lycée prépare également au brevet de technicien supérieur (BTS) Design graphique. Les bâtiments du lycée nous racontent l'histoire de la ville de Tréguier : celle du petit séminaire de Tréguier (nommé un temps école ecclésiastique) et de sa chapelle (Théâtre de l'Arche depuis 1992) reconstruits entre 1895 et 1897 par l'architecte Henri Mellet à la demande du chanoine Duchêne, supérieur, mais aussi celle du séminaire fondé en 1649 par Balthazar Grangier, évêque de Tréguier et Michel Thépaut, seigneur de Rumelin, chanoine. A partir de 1908, les bâtiments accueillent l'École Primaire Supérieure de garçons qui doit cohabiter durant la première guerre mondiale avec l'hôpital complémentaire n° 56. La partie sud du lycée regroupant internat et cantine réutilise quant à elle l'ancien couvent des Paulines devenu au 19e siècle le couvent des Ursulines puis l'école supérieure de filles au début du 20e siècle. En 2004, un nouveau bâtiment à destination de dortoir a été créé par l’architecte Dominique Bonnot dans l’ancien enclos du couvent. L'histoire du lycée Savina continue avec le futur transfert de l'option "Arts du cirque" vers le couvent des Filles de la Croix.
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22133206 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives2017
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 2017Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22133206
Le séminaire de Tréguier (puis petit séminaire) était clos de murs dont certaines portions se dressent toujours rue des Perdreries. Le long de cette rue subsiste deux portes, l’une en arc plein cintre (murée), la seconde à linteau droit. Un peu plus loin, se dresse un portail donnant autrefois accès aux dépendances du petit séminaire (transformées en logements). Le petit séminaire comprenait trois cours : la cour d’honneur, la cour principale et la cour nord : - autour de la cour d’honneur se dressait le petit séminaire : entrée avec conciergerie orientée vers la rue de Kercoz, parloirs, administration (bureau et salon) et réfectoire aménagé dans la partie ancienne du séminaire (2ème moitié du 17e siècle) ; - autour de la cour principale se dressent au nord, le nouveau bâtiment comprenant le préau (avec ses arcades), la scène et la salle des conférences ; à l’est, des salles de classes avec au centre, la chapelle ; au sud, le réfectoire et des salles de classes (logées dans l’aile sud datées 1863) ; à l’ouest, deux préaux, deux serres et une porte donnant sur un parc (cf. plan général de 1908). Ces édifices seront ensuite remplacés par des ateliers ;- autour de la petite cour nord se dressent des salles d’études ; au sud, la chapelle et l’appartement de l’évêque. L’accès à cette cour se faisait autrefois uniquement par le petit passage vouté aménagé sous l’abside de la chapelle.A l’exception de l’aile sud datée par millésime de 1863 (date portée à deux reprises sur les façades nord et ouest), les parties anciennes du séminaire ont disparu. Sur l’aile sud figurent les armoiries de Monseigneur David, évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier de 1862 à 1882 : "D’azur à la tour crénelée, d’argent mouvante d’ondes, en courroux de même et surmontée d’une étoile d’or". Cette aile abrite l’infirmerie en 1908 et dispose de six chambres d’isolement.Le nouveau bâtiment du petit séminaire comporte quatre niveaux. Il est construit en maçonnerie de moellon de schiste et en pierre de taille de granite gris et rose (granite de l’île Bréhat) pour l’entourage des ouvertures, les chainages d’angle, les bandeaux (soulignant le premier étage et l’étage de comble) ou encore la corniche à modillon. Les voûtes des arcs (plein cintre ou segmentaire) des ouvertures (fenêtres et arcades du préau) voient une mise en œuvre alternée entre granite rose (voire orangé) et granite gris. Certains piédroits sont chanfreinés et reçoivent un décor à boules. Les arcades de la fosse d’orchestre reposent sur des colonnes en granite sur piédestal : c’est aujourd’hui l’accès principal du centre de documentation. Au-dessus des arcades du préau, dans un cartouche sculpté dans le granite, se trouve une inscription en latin que l'on peut traduire ainsi : PIERRE FREDERIC FALLIERES / ÉVÊQUE DE SAINT-BRIEUC ET DE TREGUIER, / POUSSE PAR UN DÉVOUEMENT PATERNEL A L’ÉGARD / DE LA JEUNESSE, EN L’ANNÉE 1897, A REMIS AVEC / GÉNÉROSITÉ CETTE DEMEURE EN ÉTAT".Si la distribution horizontale des salles de classes s’opère par de longs corridors, la distribution verticale utilise deux grands escaliers tournant en maçonnerie dans œuvre et un escalier en vis en demi-hors-œuvre (placé entre la scène et la salle des conférences, il est accessible depuis le grand préau servant de salle de fêtes). Le deuxième et le troisième étage abritaient les dortoirs. Au premier étage de l’aile ouest (abritant la scène et la salle des conférences au rez-de-chaussée) se trouvait la salle de "physique, chimie et histoire naturelle" et à côté, la "salle de dessins".Au centre du petit séminaire se dresse la chapelle de style néo-roman. Le haut clocher-mur à contreforts massifs est surmonté d’un clocher à quatre chambres de cloche lui-même sommé d’une croix pattée. La façade ouest, monumentale, comprend un décor sculpté dans de la pierre calcaire de Caen. Autour d’un Christ en croix se trouvent six anges, on peut y lire l’inscription suivante : XXX A COMPLETER XXX. Sous le Christ, dans un quadrilobe de granite rose se trouvent des armoiries. La grande rosace a perdu sa verrière. Sous la rosace figurent une inscription et le millésime 1895 en chiffre romain : "ANNO DNI [abréviation de domini ?] MDCCCLXXXXV) et deux armoiries, dont celles de Monseigneur Fallières, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier ("D’azur au calice d’or"). Cinq petites baies en arc plein cintre s’intercalent entre la rose et le porche ouest. Le porche en arc plein cintre et à voussures est de style néo-roman comme le reste de l’édifice. Les arcs sont supportés par des colonnes creuses (il s'agit de pierre reconstituée) surmontées de chapiteaux sculptés avec des représentations d'animaux fantastiques et grimaçant et de motifs végétaux. De part et d’autre de l’entrée du porche se trouve un "cabinet noir", s’agit-il de salles de discipline ?
Datation : 4e quart 19e siècle
Matériaux du gros œuvre : granite, moellon, schiste, moellon
Couverture : ardoise
Statut juridique : propriété de la région, propriété d
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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