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Maison dite « Maison Guillerm » 8 rue Lamennais

8 Rue Lamennais, 29820 Guilers

MaisonFondation : 1904

Créée par Homemories le 4 octobre 2026

Historique

Bretagne

Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (inventaire topographique Inventaire du patrimoine de Lannion-Trégor Communauté).

Cette luxueuse maison d’habitation comprenant dix chambres a été rénovée et agrandie en 1904 par l’architecte parisien Émile Brunet (architecte parisien nommé Architecte en chef des Monuments historiques) pour le maire de Tréguier Jules Guillerm. Chaque enfant du couple Guillerm – ils sont cinq - peut ainsi disposer de sa propre chambre : les chambres des plus petits étant voisines de celles des domestiques. Du perron, on entre dans un grand vestibule donnant accès, d’une part au salon et au jardin d’hiver situé en enfilade, d’autre part à la cage d’escalier monumental donnant sur les chambres. Depuis le grand vestibule, se fait la communication avec la partie ancienne du logis. Construit en brique avec ornementation en carreaux de grès à décor floral et de coquilles, le jardin d’hiver présente une couverture en béton ornée de carreaux de céramique découpés en écailles de poisson. Les ouvertures sont dotées de vitraux Art nouveau tout en lignes courbes… La commande réalisée par l’architecte s’inscrit parfaitement dans son temps avec un décor de style Art nouveau pensé dans les moindres détails qui reflète la richesse du commanditaire. Les sols en mosaïque sont attribuables à l’atelier Odorico, le décor du salon est de Pierre Seguin sculpteur et professeur à l’École des Art décoratifs de Paris, et les pièces de ferronnerie d’Émile Robert, ferronnier d’art réputé. L’intervention de cet architecte a pu être identifiée grâce à deux planches du projet d’agrandissement conservées sur place.

Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22133261 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.

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  • Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne

    Archives · 2017

    Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA22133261

L’ancien logis est orienté vers le sud : il est doté de deux étages carrés et d’un étage de comble. Il s’agit d’une élévation ordonnancée à quatre travées : sa façade en moellon et ses ouvertures ont été entièrement reprises au début du 20e siècle. La façade postérieure est percée de deux travées de fenêtres sur trois niveaux. La travée ouest est un ajout permettant de faire communiquer la partie ancienne et l’aile nouvelle orientée vers le nord : au rez-de-chaussée se trouve ainsi le "petit vestibule". Selon le plan de distribution de 1904, cette partie de la maison d’habitation comprend : au rez-de-chaussée, une entrée donnant sur l’escalier et distribuant les pièces, une cuisine et une salle à manger ; au premier étage : trois chambres dont une d’enfant et des toilettes ; au deuxième étage trois chambres dont une d’enfant et des toilettes. Au total, six chambres dont deux d’enfant.Au nord, grand agrandissement dit "aile nouvelle" à double orientation vers l’ouest (côté rue) et vers l’est (côté jardin et estuaire). Rez-de-chaussée sur cave, étage carré et comble habitable doté de grandes lucarnes. Du perron, on entre dans un grand vestibule donnant accès, d’une part au salon et au jardin d’hiver (nommé "véranda-fumoir" par l’architecte) situé en enfilade, d’autre part à la cage d’escalier monumental donnant sur quatre chambres. Depuis le grand vestibule, la communication à la partie ancienne du logis se fait par deux portes : la première donnant directement sur la salle à manger, la seconde sur un petit vestibule et permettant de rejoindre la cour située au sud. La cave est accessible depuis le vestibule ou depuis l’extérieur côté jardin. Les sols en mosaïque de tesselles de marbre (vestibule, petit vestibule et jardin d’hiver) ne sont pas attribués : il pourrait cependant s’agir du travail de l’atelier d’Isidore Odorico, mosaïste installé à Rennes à partir de 1882.Le "nouveau salon" est doté d’un plafond à caisson à décor floral en staff dessiné et réalisé par le sculpteur P. Seguin. Il a conservé les doubles-rideaux et les papiers peints dessinés pour Jules Guillerm.Rampes, garde-corps et balcons extérieurs en fer forgé sont de E. Robert.Construit en brique avec ornementation en carreaux de céramique ("frise en grès flammé" selon la description de l’architecte), le jardin d’hiver présente une couverture en carreaux de céramique disposés écailles de poisson. A l’extérieur, les appuis sont également couverts de carreaux de grès verdâtre au décor floral et ornés de coquilles. Les ouvertures sont dotées de vitraux de style art nouveau à l’esthétique tout en lignes courbes. Une porte donne directement dans le jardin via un escalier.

Intervenants : Brunet Emile (architecte, architecte des Monuments historiques), Guillerm Jules (commanditaire, propriétaire)

Datation : 16e siècle, milieu 19e siècle

Datation secondaire : 1er quart 20e siècle

Matériaux du gros œuvre : granite, moellon, schiste, moellon

Couverture : ardoise

Statut juridique : propriété d'une personne privée

Caractéristiques du bâtiPassionné

Plan : IGN · cartes.gouv.fr

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