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Cité scolaire Kerichen, dite aussi « Campus Kerichen », 34 rue Jules Lesven

34 Rue Jules Lesven, 29200 Brest

Edifice PublicFondation : 1948

Créée par Homemories le 4 octobre 2026

Historique

Bretagne

Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (enquête thématique régionale Inventaire du patrimoine des lycées de Bretagne).

La cité scolaire Kerichen à Brest, l'une des plus grandes de France (la deuxième ?), regroupe les trois lycées La Pérouse-Kerichen, Jules Lesven et Vauban et leurs services communs. Elle comprenait encore, jusqu'en 2016, un collège.Elle est construite entre 1955 et 1966, au lieu dit Kerichen, deux kilomètres au nord du centre de Brest, sur le territoire de l'ancienne commune de Lambézellec. Quinze hectare (auxquels 2 autres seront ajoutés ultérieurement) ont été réservés à cette fin, au plan de Reconstruction de Brest, adopté en 1948.Son architecte, Jean-Baptiste Mathon (1893-1971), est également urbaniste et architecte en chef de la Reconstruction de Brest. La cité scolaire demeure très représentative de la reconstruction brestoise et des bâtiments scolaires des années de croissance. Plusieurs adjonctions n'en ont pas profondément modifié l'aspect, jusqu'à la restructuration en profondeur, initiée par le Conseil régional de Bretagne, au début des années 2020.Elle s'inscrit dans le mouvement de création de cités scolaires en France, après la Seconde Guerre mondiale, notamment dans les villes concernées par la Reconstruction, comme celle de Lorient. Dès le départ, elle est pensée pour être mixte.La cité scolaire brestoise est bordée d'une école primaire et d'un complexe sportif municipal, mais comprend encore en son sein deux gymnases scolaires de type A.Elle possède deux œuvres décoratives au titre du 1% artistique, de Marcel Renard (1893-1974) et Noor-Zadé Brener (née en 1922). Deux autres 1%, des sculpteurs Raymond Delamarre et Yslav, ont disparu.

Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29010182 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.

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  • Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne

    Archives · 2021

    Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29010182

L'architecte en chef chargé du plan de masse de la cité scolaire est Jean-Baptiste Mathon, Premier Grand Prix de Rome en 1923, également urbaniste et architecte en chef de la reconstruction de Brest. Son œuvre scolaire est donc en pleine cohérence avec les principes généraux de la Reconstruction de la vile.Une implantation périphérique à l'origine, sur plus de 14 ha.Implantée à l'origine à l'écart du centre-ville, au nord, la cité scolaire est aujourd'hui insérée dans un environnement totalement urbanisé, dense, où se côtoient des tours, des petits collectifs ou des maisons individuelles ainsi que des espaces commerciaux. L'urbanisation a ménagé, jusqu'à présent, d'importants espaces verts à proximité immédiate de l'ensemble scolaire : parc de Kerinou, bosquets, terrains de sports.De par son gigantisme (plus de 14 ha actuellement) l'un des premiers enjeux de la cité scolaire réside dans l'établissement du plan de masse et l'articulation des fonctions : externat, internat, administration, infirmerie, restauration, logements, salle audio-visuelle.Un plan de masse ambitieux mais fort classiqueLa revue l'Architecture d'Aujourd'hui publie, en février -mars 1951, dans un numéro dédié aux constructions scolaires, le plan masse de la cité Kerichen. Elle est cependant critique, à ce stade du projet, à tout le moins :"La superficie est faible, 9ha seulement (...) Aussi la cité n'est pas épanouie largement comme l'aurait souhaité notre idéal ; son internat n'aura pas l'allure indépendante et libre que confère la construction en petits pavillons accueillants. Par ailleurs les ateliers et certaines classes de l'enseignement technique manifestent un tendance à l'isolement qui ne peut qu'être fâcheuse au point de vue de l'économie et de la pédagogie (...) sans que l'architecte puisse en être rendu responsable, bien au contraire. Avec les moyens mis à sa disposition M. Mathon, a réalisé - sur le papier pour le moment - une composition intermédiaire entre la formule ancienne des grands bâtiments groupés et l'idéal moderne d'une "dispersion dirigée".Si la séparation des fonctions répond en effet aux principes de l'urbanisme moderne, la composition d'ensemble est des plus classiques, bien que l'architecte a dû s'adapter aux normes que le ministère met en place progressivement, et aux modes constructifs modernes qu'elles imposent.Les bâtiments sont disposés, à très peu près, de façon symétrique, de part et d'autre d'un axe majeur orienté ouest est. A chacune de ses extrémités se situent les deux entrées principales. Sur cet axe prennent place, à l'ouest, les services communs dédiés à la restauration et à la santé. Les six barres d'internat sont implantées perpendiculairement à l'axe majeur, à l'ouest. Au centre de la cité, perpendiculaire à l'axe, trône le bâtiment qui accueille les salles scientifiques du lycée classique et moderne ainsi que son administration. Enfin, les principaux bâtiments du lycée Jules Lesven et de l'ancien collège bordent cet axe à l'ouest.Des axes de composition secondaires, orientés nord sud, permettent aux internes de rejoindre les services communs, côté ouest, et aux lycéens de se rendre dans les gymnases, côté est, tandis que deux autres axes secondaires, orientés est ouest, sont empruntés par les élèves de l'ensemble des établissements pour rejoindre les services communs ou les internats.Le lycée technique de garçons, actuellement lycée Vauban, occupe un espace asymétrique au nord-est de la parcelle. Cette rupture s'est accentuée dans les années 1980, avec les extensions successives du bâti dédié aux formations techniques (anciens ateliers des matériaux composites, notamment).Une architecture à la fois classique et moderne, uniforme et diversifiéeLa cité scolaire compte à l'origine une vingtaine de bâtiments dont l'architecture paraît de prime abord extrêmement uniforme, renforçant le sentiment de classicisme.Les internats et externats sont en effet tous de longues barres, dotées d'une trame régulière, de trois à cinq niveaux et de plan rectangulaire. Ils sont parfois positionnés en équerre. Ils peuvent dépasser les 100 mètres de longueur. Les toitures à faible pente sont en pavillon, et les couvertures en zinc. Sur toutes les façades s'affirme une corniche qui forme un important débord de plus d'un mètre.il existe cependant une vraie diversité dans le bâti. Classes et dortoirs sont par exemple le plus souvent desservis par des couloirs latéraux et des escaliers dans œuvres, situés aux extrémités des barres. L'architecte a introduit des nuances : l'internat des filles (bâtiment B) est desservi en partie par un couloir central. L'externat du lycée Lesven (bâtiment T et P) comporte des escaliers hors œuvre. Certaines façades sont ponctuées d'avants corps. Jean-Baptiste Mathon a même cédé ponctuellement à une figure des plus modernes : de vastes murs vitrés en pavés de verre.La construction s'étant étalée sur plus de dix ans (de 1952 à 1966), les modes constructifs ont évolué, de la maçonnerie tra

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Plan : IGN · cartes.gouv.fr

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