Cité scolaire de l'Iroise, dite aussi lycée et collège de l'Iroise, anciennement lycée de Saint-Marc
7 Place de Strasbourg, 29200 Brest
Créée par Homemories le 4 octobre 2026
HistoriqueBretagne
Lieu étudié par l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne (enquête thématique régionale Inventaire du patrimoine des lycées de Bretagne).
La cité scolaire de l'Iroise est un établissement qui regroupe un lycée et un collège, sans formation professionnelle, ni post-bac. Implanté, d'abord en baraques, dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, sur le territoire de l'ancienne commune de Saint-Marc. il est au cœur d'un quartier très urbanisé, au nord-est du centre de Brest.La construction d'un nouvel établissement, sur le même site que les baraques, à partir de 1965 à 1969, a été confiée à l'architecte brestois Jean Lacaille. Le plan de masse s'adapte à la forte déclivité du terrain et articule des bâtiments scolaires très normés autour d'un patio paysager qui accueille, en son centre, une "fontaine mobile", décoration au titre du 1% artistique créée par le sculpteur Philippe Hiquily.Des équipements sportifs municipaux (terrains, gymnase, piscine) jouxtent le lycée à l'est.Un CDI a été ajouté, en 1994, selon les plans de l'architecte Gildas Nédélec.
Source : Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29133591 (patrimoine.bzh), sous Licence Ouverte.
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de BretagneArchives2021
Dossier de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne
Archives · 2021Inventaire du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29133591
Le "lycée" du quartier urbain de Saint-Marc, implantée près de l'une des entrées majeures de la ville.La cité scolaire de l'Iroise est située immédiatement au sud de la place de Strasbourg, dans un quartier urbanisé de Brest, correspondant à l'ancienne commune de Saint-Marc. L'établissement est desservi à proximité par le tramway et les bus urbains. Le quartier est à la fois commercial (rue Jean Jaurès, place de Strasbourg) et d'habitation (petits immeubles ; maisons individuelles).Le traitement urbain et architectural de la place de Strasbourg est très ordonnancé : la place, en rotonde, est pensée comme une entrée importante de ville importante, à la confluence d'axes pénétrants, les rues de Paris et de Quimper, et d'axes majeurs du centre-ville : les rues Jean Jaurès et Sébastopol. L'arrivée depuis la rue de Paris ainsi que le pourtour de la place sont bordés d'immeubles formant un ensemble architectural homogène. Les élévations comptent trois niveaux plus un étage de combles à lucarnes. Les toitures en ardoise sont à forte pente. On peut y voir des références classiques, à l'architecture des ingénieurs militaires du 18e siècle, et régionalistes, dans la mesure où les toitures en ardoises sont très minoritaires dans l'architecture des immeubles de la Reconstruction à Brest. La cité scolaire se situe donc dans ce paysage d'entrée de ville mais ne participe pas de cette composition. L'architecte Jean Lacaille a en effet abandonné ce parti-pris (toitures en zinc, à faible pente). Il est vrai que le lycée est, à cause de la topographie, assez peu visible depuis la place et que les parements en granite sont, depuis ce point de vue, très prégnants. A l'ouest, il est caché par les immeubles de la rive est de la rue de Valmy, du même type que ceux du pourtour de la place de Strasbourg.La parcelle originelle, sur laquelle avait été implantées des baraques pour héberger un collège moderne, a été divisée en deux selon un axe nord sud. A l'ouest se situe la cité scolaire, à l'est le plateau sportif et les équipements municipaux : gymnase Guéguéniat, Piscine Saint-Marc. Le stade de football Francis Le Blé jouxte cet ensemble, au nord-est.Un plan de masse organisé autour d'un patio central et contraint par la déclivité du terrain.La cité scolaire est composé d'un lycée et d'un collège. Elle héberge des fonctions d'externat, d'administration, de restauration, de santé, de logement de fonction mais pas d'internat pour les élèves.Le terrain du lycée est en forte déclivité selon un axe nord sud. Des plateaux ont été aménagés de part et d'autres des bâtiments : celui de l'entrée, de l'accueil et de l'administration, celui du lycée et de sa cour, celui du collège, celui du réfectoire et du patio.Le plan masse d'origine articule l'essentiel du bâti, hormis l'administration et la tour de logements, autour d'un patio central ouvert, mais bordé de galeries de circulation. Il était ainsi au cœur de la cité scolaire et paysager (pelouses, arbres, bassin). Au centre de ce dernier a été implantée, en 1973 une sculpture de Philippe Hiquily appelée "fontaine mobile". C'est la décoration au titre du 1% artistique de l'établissement. A l'est, le patio est jouxtée par la barre d'externat du collège. Au nord, par celle du lycée. A l'ouest, par les services de restauration.Béton et granite : respect des normes scolaires et clin d'œil régionaliste.Les deux barres d'externat, sont parallèles entre elles, décalées sur deux "plateaux" différents, et non jointives quoique reliées à l'origine par une galerie couverte. Elles sont d'orientation nord sud, épousant la pente du terrain. Elles respectent les normes scolaires mises en place pour favoriser l'industrialisation des constructions : structure poteaux poutres en béton armé, trame régulière et répétée d'1,75 mètre ; desserte des étages (trois sur rez-de-chaussée pour le lycée, deux pour le collège) ; dégagements centraux et des cages d'escalier situées aux extrémités (et au centre pour la barre du lycée, plus longue). Les toitures en pavillon à faible pente sont masquées par une large corniche en débord. Lorsque que l'on regarde les barres depuis le rez-de-chaussée, on peut penser à des toitures terrasses. Sur le plan de la modénature, le granite est très présent sur les pignons, une partie des façades, l'administration et les logements. Cette présence, clin d'œil régionaliste s'il en est, est particulièrement prégnante lorsque l'on regarde le lycée depuis l'entrée, place de Strasbourg.L'entrée de l'établissement se situe au nord et donne directement sur l'administration, d'un seul niveau, que jouxte au sud une tourelle carrée de cinq niveaux, abritant des logements de fonction. La différence d'élévation est marquante dans cette composition qui, étant donné la déclivité du terrain, dissimule le reste de l'établissement qui est ainsi peu visible depuis la voie publique.Le service de restauration est composé des cuisines, d'espaces de stockage et de service et des réfectoires. Les premières
Plan : IGN · cartes.gouv.fr
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Lieux à proximité
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